Réponse courte : la prospection B2B par e-mail peut reposer sur l’intérêt légitime lorsque le message concerne la profession de la personne contactée. Le professionnel doit être informé de l’utilisation de son adresse et pouvoir s’y opposer simplement et gratuitement, dès la collecte puis dans chaque message.
Mise à jour juridique : 6 septembre 2026, à partir des pages CNIL actualisées le 10 juin 2026. Ce guide présente les règles générales et ne remplace pas un conseil juridique adapté à votre traitement.
Consentement ou intérêt légitime pour un e-mail B2B ?
Pour un particulier, la prospection électronique commerciale exige en principe un consentement préalable. Pour un professionnel, la CNIL admet l’intérêt légitime si l’objet du message est en rapport avec sa profession. Le seul fait qu’une adresse utilise un domaine d’entreprise ne suffit donc pas : le ciblage et le contenu doivent rester pertinents pour la fonction exercée.
| Destinataire | Règle générale | Exigence pratique |
|---|---|---|
| Adresse professionnelle nominative | Intérêt légitime possible si le message est lié à la profession | Information et opposition simple, gratuite et durable |
| Adresse générique d’une personne morale | Régime distinct des données personnelles nominatives | Identifier l’annonceur et proposer un moyen de ne plus être sollicité |
| Adresse personnelle d’un particulier | Consentement préalable en principe | Consentement libre, spécifique, éclairé et univoque |
Source : CNIL, prospection commerciale par voie électronique, mise à jour du 10 juin 2026.
Données achetées, reçues d’un tiers ou publiées sur Internet
L’acquisition d’un fichier ne transfère pas la responsabilité de conformité au fournisseur. Avant utilisation, vérifiez l’origine des données, la finalité annoncée lors de leur collecte, l’information déjà fournie, les destinataires prévus et le mécanisme d’opposition. Si les données viennent d’un tiers, la CNIL demande de s’assurer que la personne a été informée de leur possible utilisation à des fins de prospection et peut s’y opposer.
Une coordonnée publiquement accessible n’est pas une autorisation générale de démarchage. La réutilisation doit notamment tenir compte des attentes raisonnables de la personne, du contexte de publication, de la nature des données et de la pertinence de la sollicitation. Consultez les recommandations CNIL sur la réutilisation des données publiées sur Internet.
Ce que chaque message de prospection doit permettre
- comprendre immédiatement l’identité de l’annonceur ;
- identifier pourquoi la sollicitation concerne l’activité professionnelle du destinataire ;
- s’opposer facilement et gratuitement à de nouveaux messages ;
- accéder à une information claire sur le traitement et l’exercice des droits ;
- éviter tout objet trompeur ou toute collecte de données sans rapport avec la campagne.
Droit d’opposition et délai de réponse
Une personne peut s’opposer à tout moment à l’utilisation de ses données à des fins de prospection. La sollicitation doit alors cesser pour cette finalité. Les demandes d’exercice des droits doivent recevoir une réponse dans un délai maximal d’un mois, sauf prolongation prévue par le RGPD dans les situations complexes.
La liste d’opposition ne doit contenir que les informations nécessaires pour éviter une nouvelle sollicitation. La CNIL recommande de conserver ces informations au moins trois ans et interdit de les réutiliser à une autre fin.
Combien de temps conserver les données d’un prospect ?
Le référentiel CNIL prévoit une durée de trois ans à compter de la collecte ou du dernier contact émanant du prospect. Un clic ou une demande de documentation peut constituer un contact ; la simple ouverture d’un e-mail ne devrait pas être considérée comme telle. À l’issue du délai, les données doivent être supprimées ou archivées selon une durée justifiée.
Source : CNIL, questions-réponses sur la gestion des activités commerciales et la conservation.
Checklist CNIL avant une campagne B2B
- définir précisément la cible, l’offre et la base légale ;
- documenter la provenance et la date de collecte des coordonnées ;
- vérifier que le message correspond à la profession de chaque segment ;
- fournir l’information requise et un mécanisme d’opposition fonctionnel ;
- synchroniser les oppositions entre la base, le CRM et l’outil d’envoi ;
- limiter la conservation et supprimer les champs inutiles ;
- contrôler un échantillon avant d’augmenter le volume.
Pour préparer un segment pertinent avant ce contrôle : testez la recherche d’entreprises avec e-mail renseigné. La présence d’une coordonnée ne garantit ni sa validité actuelle ni la conformité de la campagne.
Passer du guide au fichier de prospection
Choisissez une sélection par métier, puis consultez ses déclinaisons géographiques. Les volumes ci-dessous sont ceux des fichiers préparés.
- Fichier agences immobilières 15 252 emails distincts · 16 301 entreprises 249 € · CSV + XLSX
- Fichier restaurants 26 446 emails distincts · 27 708 entreprises 399 € · CSV + XLSX
- Fichier plombiers 8 678 emails distincts · 9 193 entreprises 149 € · CSV + XLSX
Prix du fichier complet, paiement unique, sans abonnement. Les fiches détaillent les territoires disponibles et les limites des données. Voir tous les fichiers de prospection · Qui prépare ces fichiers ?
Sources et références officielles
Références contrôlées le 6 septembre 2026. Les règles et offres peuvent évoluer.